Après avoir initié et mis en oeuvre il y a 8 ans le premier site de compost collectif* en pied d'immeuble à Paris, je suis devenu Maître-Composteur et, fort de cette expérience et de celle de mon activité professionnelle de consultant-formateur en développement durable, je propose désormais aux collectivités, bailleurs, associations de locataires, syndics, établissements scolaires et jardins partagés formation et accompagnement dans la mise en place de cette gestion locale de traitement des déchets organiques : le compostage. C'est ma
CompoStory
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Jean-Jacques Fasquel, Maître-Composteur, Consultant-formateur en prévention des déchets et jardinage au naturel.

* désormais de plus en plus désigné par le terme "compostage partagé"

mercredi 9 avril 2014

Le fantasme du déshydrateur

Certains gros producteurs de biodéchets semblent céder aux sirènes de cette machine électrique en étant séduit par deux arguments qui sont en fait des contre-vérités.

Premièrement, on entend dire que ce "séchat" serait un engrais. Que nenni ! Tout d'abord au regard de la loi ce "séchat" reste un déchet et pour devenir un engrais il faudra d'abord qu'il soit retraité par exemple par compostage.

Deuxièment, certains voudraient faire croire que c'est le poids du "séchat" qui va être pris en compte pour déterminer si vous êtes en-dessous du seuil qui vous oblige à trier vos biodéchets et à les traiter de façon biologique. A nouveau cela est faux, c'est bien le volume de biodéchets avant séchage qui est pris en compte.

Pour vous en convaincre vous lirez le Guide pratique de l'ADEME de Novembre 2013 « Réduire, trier et valoriser les biodéchets des gros producteurs » ('extrait ci-contre).

Pour résumer : un déshydrateur, en consommant pas mal d'énergie, est uniquement un "outil logistique qui réduit le volume des déchets  et  les éventuelles nuisances associées à leur stockage"

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